10 expressions pour se mettre au parfum

10 expressions qui font la part belle à notre nez

Les expressions avec le mot nez sont partout dans la langue française, sans que l'on y prête attention. Avoir du nez, mener quelqu'un par le bout du nez, tirer les vers du nez, être au parfum, ça cocotte : notre appendice préféré sert à flairer, à juger, à se moquer, à se fâcher et, bien sûr, à sentir. Chez Carrément Belle, nous passons nos journées le nez dans les matières premières, alors nous avons voulu comprendre d'où viennent ces images. Voici 35 expressions avec le mot nez, l'odorat et le parfum, classées par thème, avec pour chacune son sens, son origine et un exemple, un tableau récapitulatif, et pour finir la question qui nous tient à cœur : pourquoi appelle-t-on le parfumeur un nez ?

Pourquoi tant d'expressions avec le mot nez ?

En bref

Le nez est l'organe le plus visible du visage et le siège de l'odorat, notre sens le plus instinctif. Depuis le Moyen Âge, la langue s'en sert pour dire l'évidence, l'intuition, la curiosité, la moquerie ou le dégoût. On compte aujourd'hui plusieurs dizaines d'expressions avec le mot nez, et presque autant autour des odeurs et du parfum.

Une expression avec le mot nez naît presque toujours d'un geste ou d'une sensation que tout le monde reconnaît. Avec le nez, le réservoir d'images est immense : on le lève, on le fronce, on le pince, on le fourre là où il ne faut pas. Et comme il est planté au milieu de la figure, il devient le symbole de ce que l'on ne peut pas ignorer. Quatre ressorts expliquent cette fécondité.

L'organe le plus visible

Le nez se voit avant tout le reste. D'où les images d'évidence (« comme le nez au milieu de la figure ») et de moquerie (le pied de nez, rire au nez).

Le flair de l'animal

Dès le XVIe siècle, le chien de chasse prête son flair à l'homme : avoir du nez, le nez creux, le nez fin. Le nez devient l'organe de l'intuition.

Le sens du jugement

On « sent » les gens avant de les connaître, et on ne peut pas « sentir » ceux qui nous déplaisent. L'odorat trie avant la raison, la langue l'a bien compris.

Le nez de Cléopâtre

Pascal écrit dans ses Pensées (1670) que si le nez de Cléopâtre eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. Le nez, c'est aussi ce qui change tout.

C'est un roc ! c'est un pic ! c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? C'est une péninsule !

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, acte I, scène 4 (1897), la tirade du nez

Avant de passer en revue les expressions elles-mêmes, un mot sur la façon dont on nomme le nez, car l'argot a été aussi inventif que les proverbes.

Comment dit-on nez en argot ?

Le nez en argot s'appelle le pif, le tarin, le blair (ou blase), la truffe, le tarbouif ou le naze. Le mot pif, apparu au XVIIIe siècle et devenu courant au XIXe, est le plus productif : il a donné piffer (supporter quelqu'un) et le pifomètre, cet instrument de mesure imaginaire dont nous reparlons plus bas. Le tarin date du XIXe siècle, le blair de la fin du XIXe. Toutes ces variantes désignent un nez plutôt imposant, ce qui en dit long sur l'affection moqueuse des Français pour cet organe.

Flair et intuition : les expressions qui font confiance au nez

Dans ce premier groupe, le nez n'est plus un simple organe : il est l'outil du pressentiment. C'est la famille d'expressions la plus flatteuse, celle que l'on emploie pour dire qu'une personne a vu juste.

Avoir du nez, avoir le nez creux, avoir le nez fin

Signification. Avoir du nez, c'est être perspicace, deviner ce qui va se passer, flairer la bonne affaire ou le mauvais coup. Quand le nez est creux, il est suffisamment dégagé pour que le flair fonctionne ; quand il est fin, il juge avec précision. Les trois formes sont des synonymes d'avoir de l'intuition.

Origine. L'expression remonte au XVIe siècle et à la chasse à courre. Le chien retrouve le gibier grâce à son nez et suit sa trace olfactive. Du chien à l'homme, l'image a glissé vers celui qui sait deviner les choses avant les autres. La forme « avoir bon nez » est la plus ancienne, « avoir le nez creux » est plus tardive.

Exemple : si tu hésites, demande-lui conseil, elle a du nez pour ces choses-là.

À vue de nez (et le pifomètre)

Signification. Estimer à vue de nez, c'est donner une évaluation approximative, sans mesurer : « à vue de nez, il a vingt-cinq ans ». On juge alors au pifomètre, cet instrument de mesure imaginaire propre à chacun, dérivé de pif, le nez en argot.

Origine. Attestée au XIXe siècle, l'expression relie le nez au flair : flairer un danger, c'est le sentir approcher sans savoir exactement quand il tombera. La locution garde cette part d'incertitude et d'instinct. Le pifomètre, lui, est un mot du XXe siècle, construit sur le modèle du thermomètre.

Exemple : à vue de nez, il reste une cinquantaine de flacons sur l'étagère.

Ne pas voir plus loin que le bout de son nez

Signification. Manquer de discernement, ne pas anticiper, ne voir que ce qui est immédiat. C'est l'exact contraire d'avoir du nez.

Origine. L'image est attestée dès le XVIIe siècle. Le bout du nez est la distance la plus courte que l'œil puisse viser : celui qui ne regarde pas au-delà se condamne à l'imprévoyance. La formule a résisté aux siècles parce qu'elle est immédiatement compréhensible.

Exemple : ils ont dépensé tout le budget en janvier, ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Ça se voit comme le nez au milieu de la figure

Signification. Une chose est évidente, impossible à cacher ou à nier. On dit aussi « avoir le nez dessus » quand on ne voit pas ce qui est pourtant sous nos yeux.

Origine. On trouve au XVIIe siècle la variante « gros comme le nez au milieu du visage ». Le nez est la partie la plus saillante du visage : l'évidence par excellence. L'expression est apparentée à « avoir le nez dedans », qui décrit celui qui est tellement plongé dans une chose qu'il n'en voit plus les défauts.

Exemple : qu'il soit amoureux, ça se voit comme le nez au milieu de la figure.

Curiosité et indiscrétion : quand le nez se mêle de tout

Deuxième famille, moins flatteuse : le nez que l'on met là où il ne devrait pas être, et les informations que l'on extrait à celui qui ne veut pas parler.

Mettre son nez partout, fourrer son nez dans les affaires des autres

Signification. Se mêler de ce qui ne nous regarde pas, être indiscret ou curieux à l'excès. On dit aussi « avoir le nez dans les affaires de quelqu'un » ou « mettre le nez dans un dossier », cette dernière forme sans nuance péjorative.

Origine. L'expression est attestée depuis le XVIe siècle au moins. L'image vient du chien, encore lui, qui fourre son museau dans tout ce qui l'intrigue. Le verbe fourrer, plus familier, insiste sur le côté intrusif du geste.

Exemple : ne mets pas ton nez dans leurs comptes, ils ne t'ont rien demandé.

Tirer les vers du nez

Signification. Faire parler quelqu'un sur un sujet qu'il n'avait pas l'intention d'aborder, lui soutirer adroitement des informations à force de questions.

Origine. L'expression tirer les vers du nez est attestée dès le XVe siècle et son origine reste discutée. La première hypothèse, la plus répandue, renvoie aux « vers rinaires », ces parasites imaginaires que l'on croyait logés dans le nez : les malades ayant honte d'en parler, le médecin devait les interroger longuement pour leur « tirer les vers du nez », au sens propre. La seconde hypothèse y voit une déformation de « tirer le vrai du nez », le vrai désignant la vérité. Les Anglais disent d'ailleurs « to worm a secret out of somebody », le mot worm signifiant ver, signe que l'image a traversé la Manche.

Exemple : le témoin ne veut rien dire, il va falloir lui tirer les vers du nez.

Orgueil, moquerie et défi : le nez que l'on lève et celui dont on rit

Le nez que l'on porte haut et le nez dont on se moque appartiennent à la même famille : celle des rapports de force, où l'on affiche sa supériorité, réelle ou supposée.

Avoir le nez en l'air, lever le nez

Signification. Avoir le nez en l'air, c'est être distrait, rêveur, inattentif à ce qui se passe autour de soi. Lever le nez, en revanche, c'est s'interrompre pour regarder, ou, dans un sens plus ancien, prendre de grands airs.

Origine. Les deux tournures sont attestées au XIXe siècle. Celui qui regarde en l'air ne regarde pas devant lui : il flâne, il rêvasse. L'orgueilleux, lui, « porte le nez haut », une posture que l'on retrouve dans « regarder de haut ».

Exemple : il a passé la visite le nez en l'air, sans écouter un mot du guide.

Rire au nez de quelqu'un

Signification. Se moquer ouvertement d'une personne, en face d'elle, sans se cacher. On dit aussi « se moquer au nez de quelqu'un ».

Origine. L'expression apparaît au XVIe siècle. Rire « au nez » de quelqu'un, c'est rire tout près de son visage, à la distance où l'insolence ne peut plus être ignorée. La même construction a donné « au nez et à la barbe », que nous voyons plus bas.

Exemple : quand il a proposé de tout recommencer, on lui a ri au nez.

Un enfant fait un pied de nez, pouce sur le nez et doigts écartés
Le pied de nez : pouce sur le nez, doigts écartés, et un « nananère » pour faire bonne mesure.

Faire un pied de nez

Signification. Un pied de nez est une grimace de moquerie : on appuie le pouce sur le nez, on écarte les doigts, on accroche parfois l'autre main au petit doigt de la première et l'on agite le tout. Au figuré, faire un pied de nez, c'est narguer quelqu'un, montrer son détachement ou son irrévérence.

Origine. L'expression pied de nez est attestée au XVIIIe siècle. Son origine tient à l'unité de mesure : les deux mains mises bout à bout mesurent une trentaine de centimètres, soit à peu près un pied, l'ancienne mesure française. Le geste allonge donc le nez de la longueur d'un pied. Victor Hugo l'emploie dans Les Misérables (1862), où Gavroche ne se prive pas de ce genre de politesses.

Exemple : ce petit atelier qui remporte le concours, c'est un sacré pied de nez aux grandes maisons.

Au nez et à la barbe de quelqu'un

Signification. Faire quelque chose au nez et à la barbe de quelqu'un, c'est agir sous ses yeux, en le défiant ou en le ridiculisant, sans qu'il puisse réagir.

Origine. « À la barbe de » existe dès le Moyen Âge ; le nez s'y ajoute au XVIIe siècle pour renforcer l'idée de proximité insolente. Le nez et la barbe sont les deux parties les plus exposées du visage masculin de l'époque : on agit littéralement devant elles.

Exemple : ils ont signé le contrat au nez et à la barbe de leurs concurrents.

Nez de bœuf

Signification. Le nez de bœuf est une insulte d'argot, le plus souvent affectueuse, qui désigne une personne un peu niaise ou balourde. Elle est proche de « tête de mule » pour la forme, mais pas pour le sens : le nez de bœuf est bêta, pas obstiné.

Origine. L'expression appartient à l'argot du XXe siècle et le cinéma populaire des années 1950 l'a fait connaître, avec la réplique « attention, v'là le nez de bœuf » dans Archimède le clochard (1959). Le bœuf, animal placide, prête ici sa lenteur supposée.

Exemple : allez, viens, gros nez de bœuf, on ne t'en veut pas.

Mener quelqu'un par le bout du nez, se faire mener par le bout du nez

Signification. Mener quelqu'un par le bout du nez signifie exercer sur lui une influence totale, le manipuler, lui faire croire ou faire ce que l'on veut. Se faire mener par le bout du nez a pour synonyme « se laisser manipuler » ; on dit aussi être sous la coupe de quelqu'un, se faire manœuvrer, obéir au doigt et à l'œil.

Origine. L'expression est attestée dès le XVIe siècle. Au XVIIe, Gilles Ménage l'explique dans son Dictionnaire étymologique de la langue françoise par l'image des buffles et des ours que l'on conduit en leur passant un anneau ou une chaîne au museau. Le geste de tirer un animal par le nez pour l'emmener où bon vous semble a glissé de la domination physique à la domination de l'esprit. Victor Hugo la reprend dans Les Misérables : « Elle entend nous mener tous par le bout du nez ».

Exemple : il croit décider, mais c'est son associé qui le mène par le bout du nez.

Colère, rancune et antipathie : le nez qui ne supporte pas

Le nez sert aussi à dire ce que l'on rejette. Dans cette famille, l'odorat redevient le juge : ce que l'on ne peut pas sentir, on ne peut pas le supporter.

Avoir quelqu'un dans le nez, ne pas pouvoir le sentir, ne pas pouvoir le piffer

Signification. Avoir quelqu'un dans le nez, c'est ne pas l'apprécier, éprouver de l'antipathie ou de la rancune à son égard, au point de mal supporter sa présence. On dit de la même façon qu'on ne peut pas le sentir, qu'on ne peut pas le piffer (ou piffrer), voire qu'on ne peut pas le blairer, deux formes construites sur les noms argotiques du nez.

Origine. « Ne pas pouvoir sentir quelqu'un » est attesté dès le XVIIe siècle ; « avoir dans le nez » et « piffer » datent de la fin du XIXe. L'idée est la même : plus que la personne, c'est son odeur qui nous reste dans le nez, une odeur dont on ne parvient pas à se débarrasser. Beaucoup d'expressions du mépris passent ainsi par le corps : avoir une dent contre quelqu'un, lui tourner le dos.

Exemple : lui, je ne peux pas le piffer, je l'ai vraiment dans le nez depuis cette histoire.

La moutarde lui monte au nez

Signification. Quand la moutarde monte au nez de quelqu'un, la colère le gagne, il est sur le point de s'emporter.

Origine. L'expression est attestée au XVIIe siècle. Elle décrit très exactement ce qui se passe quand on avale une cuillère de moutarde forte : la sensation piquante remonte dans les fosses nasales et fait monter les larmes. La colère qui monte au visage produit le même effet, le rouge aux joues en plus.

Exemple : à la troisième remarque, la moutarde lui est montée au nez.

Se bouffer le nez

Signification. Se disputer violemment, se quereller sans cesse. La variante « se manger le nez » est plus rare.

Origine. Tournure familière du XXe siècle. Deux personnes qui se disputent se font face, nez contre nez, et la langue pousse l'image jusqu'à la morsure. Elle appartient à la même veine que « se crêper le chignon ».

Exemple : les deux associés se bouffent le nez depuis des mois.

Ça lui pend au nez

Signification. Quand quelque chose vous pend au nez, un désagrément risque fort de vous arriver si vous continuez ainsi. L'expression tient de l'avertissement plus que de la fatalité : le malheur est devant vous, il ne vous a pas encore touché.

Origine. C'est l'une des plus anciennes de cette liste : une forme « pendre devant le nez » apparaît dès le Moyen Âge. Ce qui pend au nez, c'est d'abord la goutte que l'on n'a pas pris le temps d'essuyer, puis, par extension, tout ce qui est suspendu devant celui qui avance sans regarder et va s'y cogner.

Exemple : s'il continue à conduire comme ça, une amende lui pend au nez.

Fermer, claquer la porte au nez

Signification. Refuser brutalement de recevoir ou d'écouter quelqu'un, l'éconduire. Au figuré, on ferme la porte au nez d'une proposition.

Origine. Attestée au XVIIe siècle, l'expression est presque littérale : la porte qui se referme sur le visage du visiteur importun. Le verbe claquer ajoute le bruit, et donc l'humiliation.

Exemple : le démarcheur n'a pas eu le temps de finir sa phrase, elle lui a claqué la porte au nez.

Facilité, échec et coups du sort : le nez face aux événements

Dernière grande famille avant le parfum : le nez comme mesure de la chance et de la malchance, de la facilité déconcertante à la porte close.

Les doigts dans le nez

Signification. Faire quelque chose les doigts dans le nez, c'est le faire avec une facilité déconcertante, sans le moindre effort. L'image renvoie à l'insouciance des enfants, qui n'éprouvent aucune gêne à se curer le nez en public.

Origine. L'expression est récente : on la trouve pour la première fois en 1912, dans le Dictionnaire des argots français de Gaston Esnault, et elle vient du monde des courses hippiques. On disait d'un jockey qu'il était arrivé premier les doigts dans le nez : comme s'il n'avait eu besoin que d'une main pour tenir les rênes, laissant les doigts de l'autre vaquer à leurs occupations.

Exemple : elle a réussi son examen les doigts dans le nez.

Se casser le nez

Signification. Échouer, essuyer un refus, ou plus concrètement trouver porte close en arrivant chez quelqu'un.

Origine. Attestée au XVIIIe siècle sous la forme « se casser le nez à la porte de quelqu'un ». Celui qui se présente avec trop d'assurance et trouve la porte fermée s'y cogne, au propre comme au figuré. L'expression a ensuite pris le sens général d'échec.

Exemple : je suis passé le voir ce matin, je me suis cassé le nez, il était déjà parti.

Passer sous le nez

Signification. Une occasion, un objet ou une promotion qui vous passe sous le nez vous échappe alors qu'elle était à portée de main, souvent au profit d'un autre.

Origine. On disait au XVIIe siècle « passer devant le nez ». La chose convoitée passe si près que l'on pourrait la sentir, et pourtant on ne l'attrape pas. La frustration est dans l'image.

Exemple : le dernier flacon de la série lui est passé sous le nez.

Tomber nez à nez, se trouver nez à nez

Signification. Se retrouver brusquement face à face avec quelqu'un ou quelque chose, sans s'y attendre.

Origine. « Nez à nez » est attesté au XVIIe siècle. Deux personnes qui se croisent au coin d'une rue se retrouvent nez contre nez : l'expression dit à la fois la proximité et la surprise.

Exemple : en sortant de la boutique, elle est tombée nez à nez avec son ancien professeur.

Piquer du nez

Signification. S'assoupir en position assise, la tête tombant vers l'avant. Au sens propre, un avion ou un bateau pique du nez quand son avant s'incline vers le bas. Au figuré, une entreprise ou une courbe qui pique du nez décline.

Origine. Le sens premier vient de l'aviation et de la marine, au début du XXe siècle : le nez de l'appareil est sa pointe avant. Le passage au dormeur qui « pique du nez » sur son livre est venu tout naturellement.

Exemple : après le déjeuner, la moitié de la salle piquait du nez.

Avoir un verre dans le nez

Signification. Être légèrement ivre, avoir un peu trop bu.

Origine. Expression familière du XIXe siècle. Le nez rougi du buveur en est l'explication la plus simple ; on parle d'ailleurs de « nez de pochard ». Le verre « dans le nez » est celui dont l'effet se voit sur le visage.

Exemple : il avait un verre dans le nez et racontait des histoires à n'en plus finir.

Montrer le bout de son nez, mettre le nez dehors

Signification. Montrer le bout de son nez, c'est apparaître, souvent timidement ou brièvement. Mettre le nez dehors, c'est sortir de chez soi, et « ne pas mettre le nez dehors » signifie rester enfermé.

Origine. Les deux tournures sont attestées au XVIIe siècle. Le nez est la première partie du corps qui franchit une porte ou dépasse d'un coin : il annonce le reste. On dit dans le même esprit qu'un bourgeon ou que le printemps « montre le bout de son nez ».

Exemple : avec ce vent, personne n'a mis le nez dehors de la journée.

Avoir le nez dans le guidon

Signification. Être absorbé par une tâche au point de ne plus prendre de recul, travailler sans lever la tête.

Origine. L'image vient du cyclisme, au XXe siècle : le coureur qui fournit un gros effort se penche sur son guidon et ne voit plus le paysage. L'expression a rejoint le vocabulaire du travail dans la seconde moitié du siècle.

Exemple : depuis le lancement, toute l'équipe a le nez dans le guidon.

Expressions avec le mot parfum et les odeurs : être au parfum, ça cocotte et les autres

Voici la famille qui nous touche le plus, celle des expressions sur le parfum et les odeurs. Quand une expression joue avec une odeur ou un parfum, elle sert à dire l'information secrète, la mauvaise qualité, la mort qui rôde, la sainteté ou la fête, et le nez y retrouve enfin son premier métier : sentir.

Être au parfum, mettre au parfum, tenir au parfum

Signification. Être au parfum signifie être informé, être dans la confidence d'une affaire, souvent discrète. Mettre quelqu'un au parfum, c'est le renseigner, lui donner une information précieuse ; le tenir au parfum, c'est l'informer au fur et à mesure. On parle aussi d'une mise au parfum ; on dit qu'un homme a été mis au parfum, qu'une femme a été mise au parfum ou, au contraire, jamais mise au parfum.

Origine. L'expression vient de l'argot du XXe siècle, où « parfum » désigne un renseignement, une information qui se flaire comme une piste. Elle est chère aux vieux films de gangsters et aux romans policiers, et la presse l'a popularisée dans les années 1960, à l'occasion de l'affaire Ben Barka, avant qu'elle ne tombe dans le langage courant. On raconte parfois qu'elle remonterait aux boutiques de parfumeurs de la Renaissance, où l'on échangeait les dernières nouvelles : c'est joli, mais rien ne l'atteste.

Exemple : pour ne pas avoir l'air idiot, je faisais semblant d'être au parfum.

Quels sont les synonymes de mettre au parfum ?

Mettre au parfum a pour synonyme le plus proche « mettre au courant ». Autres synonymes : informer, renseigner, tenir informé, mettre dans la confidence, avertir, prévenir, et dans un registre plus familier, tuyauter, briefer, rencarder ou affranchir. Être au parfum se remplace par être au courant, être informé, être dans le secret ou dans la confidence. C'est l'expression avec parfum la plus utilisée du français, loin devant « ça cocotte ».

Une femme se vaporise généreusement de parfum : elle cocotte
Tu cocottes ! Trop de parfum, et le compliment se transforme en reproche.

Ça cocotte, tu cocottes, sentir la cocotte

Signification. Ça cocotte, définition : ça sent fort, et pas très bon. Dire à quelqu'un « tu cocottes », c'est lui reprocher un parfum trop lourd, bon marché ou vaporisé sans retenue. Sentir la cocotte, c'est dégager cette odeur entêtante que l'on associe à un parfum de qualité médiocre. Le verbe cocotter s'emploie aussi pour une pièce ou un vêtement : « ça cocotte ici ». L'expression « ça cocotte » ou « tu cocottes » s'entend aussi sous la forme « tu sens la cocotte », toujours avec la même nuance de reproche.

Origine. L'expression apparaît au début du XXe siècle. La cocotte, en argot, n'est pas le gallinacé : au XIXe siècle, sous le Second Empire, on appelle cocottes les demi-mondaines, ces femmes entretenues qui s'aspergeaient copieusement de fragrances capiteuses, notamment d'essence de patchouli de piètre qualité, utilisée comme arme de séduction. Nous racontons cette histoire dans notre article sur le parfum patchouli, origine et odeur. Chez Carrément Belle, nous avons pris le contre-pied de cette réputation : notre eau de parfum ippi patchouli, créée en 1988, est un patchouli brut, boisé et terreux, qui existe aussi en extrait de parfum et en diffuseur de parfum pour la maison. Bien dosé, un patchouli ne cocotte pas.

Exemple : tu as vidé ton flacon ce matin ? Là, tu cocottes !

Ma cocotte : d'où vient le mot cocotte ?

Le mot cocotte a plusieurs sens, et « ma cocotte » n'a rien de péjoratif. À l'origine, cocotte est un mot du langage enfantin pour désigner la poule, formé sur le cri du coq, attesté au XVIIIe siècle. De là vient le terme affectueux « ma cocotte », l'équivalent de « ma poule » ou « ma poulette », très courant au XIXe siècle. Le sens de femme entretenue apparaît ensuite, par ironie, sous le Second Empire, et c'est lui qui a donné l'expression ça cocotte. Enfin, la cocotte désigne la marmite en fonte, sans rapport avec le parfum. Cocotte définition en argot, donc : une femme de mœurs légères ; ma cocotte signification en langage courant : ma chérie.

Sentir à plein nez

Signification. Une odeur qui se sent à plein nez est forte, impossible à manquer. Au figuré, une affaire qui sent l'arnaque à plein nez est manifestement louche.

Origine. Locution du XIXe siècle. Le nez « plein » est saturé par l'odeur, comme on dit « à pleins poumons ». Elle rejoint la logique de l'évidence : ce qui se sent à plein nez ne peut pas être ignoré.

Exemple : cette histoire de bonne affaire sent le piège à plein nez.

Sentir le sapin

Signification. Sentir le sapin, c'est n'avoir plus longtemps à vivre, ou, pour un projet, être condamné à court terme.

Origine. Attestée au XVIIIe siècle, l'expression renvoie au bois des cercueils, traditionnellement en sapin, un bois bon marché. Celui qui « sent le sapin » sent déjà son cercueil. Une variante ancienne parlait de « toux qui sent le sapin ».

Exemple : entre les dettes et les départs, l'affaire sent le sapin.

Sentir le roussi

Signification. Quand une situation sent le roussi, elle tourne mal, elle devient dangereuse. Le roussi est l'odeur d'une chose qui commence à brûler.

Origine. L'expression est attestée au XVIIe siècle. On la rapproche de « sentir le fagot », qui désignait à l'époque une personne soupçonnée d'hérésie, promise au bûcher. L'odeur de brûlé annonce le danger avant qu'on ne voie les flammes. Si vous sentez réellement une odeur de brûlé dans le nez sans qu'il y ait de feu, ce n'est plus une expression mais un trouble de l'odorat, la phantosmie : nous en parlons dans notre article sur les troubles de l'odorat.

Exemple : le fournisseur ne répond plus, ça sent le roussi.

Être en odeur de sainteté

Signification. Être en odeur de sainteté auprès de quelqu'un, c'est être bien vu, estimé. L'expression s'emploie surtout à la forme négative : « ne pas être en odeur de sainteté ».

Origine. La tradition catholique rapporte, dès le Moyen Âge, que le corps de certains saints exhalait à leur mort une odeur suave, signe de leur sainteté. Mourir « en odeur de sainteté » était donc un signe d'élection. Le sens figuré, être apprécié, date du XVIIe siècle. C'est l'une des rares expressions où l'odeur est une qualité et non un défaut.

Exemple : depuis le rapport, il n'est plus en odeur de sainteté à la direction.

Ne pas sentir la rose, ça sent bon, ça sent mauvais

Signification. « Ça ne sent pas la rose » est un euphémisme pour dire que ça sent mauvais. À l'inverse, l'expression « ça sent bon » s'emploie au figuré pour une affaire qui s'annonce bien (« ça sent bon la victoire »), et « ça sent mauvais » pour une situation qui se gâte. Embaumer, c'est répandre une odeur agréable : on le dit de quelque chose qui sent bon, une pièce, un jardin, une peau.

Origine. La rose est la fleur de référence de la parfumerie européenne depuis l'Antiquité : c'est l'étalon de la bonne odeur, d'où la litote. Les emplois figurés de « sentir bon » et « sentir mauvais » reprennent la vieille idée que l'odorat pressent l'avenir, comme dans « avoir du nez ». Pour comprendre pourquoi une odeur nous plaît ou nous repousse, nous vous renvoyons à notre article sur les mécanismes de la perception olfactive.

Exemple : les chiffres de rentrée sentent bon, on va pouvoir embaucher.

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse

Signification. Peu importe la forme ou l'apparence, seul compte le plaisir ou le résultat. Les parfumeurs se sont approprié la formule, flacon oblige, mais elle parle de vin.

Origine. Le vers est d'Alfred de Musset, dans la dédicace de La Coupe et les Lèvres (1831) : « Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ! ». Il est devenu proverbe en moins d'un siècle. Chez Carrément Belle, nous le prenons au pied de la lettre : nos flacons sont sobres, c'est le jus qui compte.

Exemple : la bouteille est moche, mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse.

Tableau récapitulatif : expression, sens et origine

Pour retrouver une expression d'un coup d'œil, voici les 35 locutions de cet article, avec leur sens en quelques mots et l'époque de leur première attestation connue. Les datations sont celles des dictionnaires historiques ; elles indiquent une première trace écrite, l'usage oral est souvent plus ancien.

Les expressions avec le mot nez, l'odorat et le parfum : sens et origine
ExpressionSensOrigine ou première attestation
Avoir du nez, le nez creux, le nez finÊtre perspicace, avoir de l'intuitionXVIe siècle, chasse à courre
À vue de nezApproximativement, au pifomètreXIXe siècle
Ne pas voir plus loin que le bout de son nezManquer de discernementXVIIe siècle
Comme le nez au milieu de la figureDe façon évidenteXVIIe siècle
Mettre, fourrer son nez partoutÊtre indiscretXVIe siècle
Tirer les vers du nezFaire parler quelqu'un malgré luiXVe siècle, vers rinaires ou « tirer le vrai »
Avoir le nez en l'airÊtre distrait, rêveurXIXe siècle
Rire au nez de quelqu'unSe moquer ouvertementXVIe siècle
Faire un pied de nezNarguer, se moquer par un gesteXVIIIe siècle, le pied comme mesure
Au nez et à la barbeSous les yeux, en défiantXVIIe siècle
Nez de bœufPersonne niaise (argot, affectueux)XXe siècle, cinéma des années 1950
Mener par le bout du nezManipuler, dominerXVIe siècle, l'anneau au museau des bêtes
Avoir quelqu'un dans le nez, ne pas pouvoir le sentirDétester, ne pas supporterXVIIe siècle (sentir), fin XIXe (dans le nez)
La moutarde monte au nezLa colère gagneXVIIe siècle
Se bouffer le nezSe disputer violemmentXXe siècle
Ça lui pend au nezUn désagrément le menaceMoyen Âge, « pendre devant le nez »
Fermer, claquer la porte au nezÉconduire brutalementXVIIe siècle
Les doigts dans le nezTrès facilement1912, argot des courses hippiques
Se casser le nezÉchouer, trouver porte closeXVIIIe siècle
Passer sous le nezÉchapper de justesseXVIIe siècle, « passer devant le nez »
Tomber nez à nezSe retrouver face à face par surpriseXVIIe siècle
Piquer du nezS'assoupir ; déclinerXXe siècle, aviation et marine
Avoir un verre dans le nezÊtre un peu ivreXIXe siècle
Montrer le bout de son nez, mettre le nez dehorsApparaître, sortirXVIIe siècle
Avoir le nez dans le guidonTravailler sans reculXXe siècle, cyclisme
Être, mettre, tenir au parfumÊtre informé, renseignerXXe siècle, argot, popularisée dans les années 1960
Ça cocotte, tu cocottes, sentir la cocotteSentir fort et mauvais, trop de parfumDébut XXe, les cocottes du Second Empire
Ma cocotteTerme affectueuxXIXe siècle, de la poule du langage enfantin
Sentir à plein nezSentir fort ; être manifesteXIXe siècle
Sentir le sapinN'avoir plus longtemps à vivreXVIIIe siècle, le bois des cercueils
Sentir le roussiTourner malXVIIe siècle, proche de « sentir le fagot »
En odeur de saintetéÊtre bien vu (surtout au négatif)XVIIe siècle, tradition des saints
Ne pas sentir la roseSentir mauvais (euphémisme)XXe siècle
Ça sent bon, ça sent mauvaisS'annoncer bien ou malSens figuré courant depuis le XIXe siècle
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresseSeul le plaisir compteAlfred de Musset, 1831

Pourquoi appelle-t-on le parfumeur un nez ?

En bref

On appelle le parfumeur-créateur un nez par métonymie : son outil de travail est son odorat, entraîné pendant des années à reconnaître et mémoriser des milliers de matières premières. Le terme s'est imposé au XXe siècle. Il ne désigne pas un don inné mais un métier, accessible par une formation longue en chimie et en olfaction.

Après « avoir du nez » et « le nez creux », rien d'étonnant à ce que la langue ait fini par appeler nez celui qui vit de son odorat. Le parfumeur compose des accords à partir de plusieurs centaines de matières premières, naturelles et de synthèse, qu'il doit identifier en un coup de nez. Cette mémoire olfactive se travaille tous les jours, comme celle d'un musicien. Nous décrivons ce quotidien dans notre article sur le métier de nez.

Combien y a-t-il de nez dans le monde ?

Il n'existe pas de recensement officiel des nez. L'Onisep évoque un peu plus d'une centaine de parfumeurs-créateurs en France ; les estimations mondiales vont de 300 à 500 nez selon les sources professionnelles. À titre de comparaison, la Société Française des Parfumeurs réunit environ 600 membres, mais tous ne sont pas créateurs : évaluateurs, chimistes et enseignants en font partie. Combien de nez en France, alors ? Une centaine, concentrés entre Paris et Grasse, avec la Suisse comme autre grand foyer européen. C'est l'un des métiers les plus rares du monde.

Les grands nez et les femmes parfumeurs

Quelques parfumeurs ont marqué l'histoire de la parfumerie au point que leur nom est devenu une référence : Ernest Beaux et ses aldéhydes dans les années 1920, Edmond Roudnitska et ses compositions épurées de l'après-guerre, Germaine Cellier, première grande créatrice, dont les formules audacieuses des années 1940 ont ouvert le métier aux femmes. Nous leur consacrons deux articles : ces nez qui ont du flair et les femmes parfumeurs qui marquent l'histoire du parfum. Le métier, longtemps masculin, se féminise fortement depuis les années 1990.

Et chez Carrément Belle ?

Chez Carrément Belle, nous faisons confiance au savoir-faire grassois depuis nos débuts : nos fragrances sont composées à Grasse avec un nez, puis assemblées à la main dans notre atelier de Nîmes. Le nez, en parfumerie, c'est donc à la fois une personne et un dialogue, entre celui qui compose et ceux qui portent. kilim, notre eau de parfum orientale, en est un bon exemple : un patchouli épicé, de la girofle, de l'orange et de la fève tonka, le tout construit pour un sillage chaleureux qui ne cocotte jamais. Elle existe aussi en extrait de parfum et en diffuseur de parfum. Et si, en portant l'un de nos parfums, vous avez l'impression de ne plus le sentir au bout d'un moment, votre nez n'est pas en cause : c'est l'adaptation olfactive, que nous expliquons dans « je ne sens plus mon parfum ». Pour les mots du métier, notre glossaire du parfum reste ouvert.

Vos questions sur les expressions avec le mot nez

Que signifie avoir du nez ?

Avoir du nez, c'est être perspicace : deviner ce qui va se passer, flairer une bonne affaire ou un mauvais coup. L'expression vient de la chasse à courre du XVIe siècle, où le chien retrouve le gibier grâce à son flair. Avoir le nez creux et avoir le nez fin en sont les variantes.

D'où vient l'expression tirer les vers du nez ?

Elle est attestée dès le XVe siècle. L'explication la plus répandue renvoie aux « vers rinaires », parasites imaginaires que l'on croyait logés dans le nez et que le médecin devait faire avouer à des malades honteux. Une autre hypothèse y voit une déformation de « tirer le vrai du nez ». Dans les deux cas, il s'agit d'extraire une information que l'on cache.

Pourquoi dit-on que ça cocotte ?

Parce que les cocottes, les femmes entretenues du Second Empire, s'aspergeaient de parfums lourds et bon marché, souvent à base de patchouli de mauvaise qualité. Dire que ça cocotte, ou qu'une personne cocotte, c'est reprocher une odeur de parfum trop forte. L'expression date du début du XXe siècle.

Que veut dire mettre au parfum et quels sont ses synonymes ?

Mettre quelqu'un au parfum, c'est l'informer, le mettre dans la confidence. Être au parfum, c'est être au courant. Le mot parfum vient de l'argot du XXe siècle, où il désigne un renseignement. Synonymes : informer, renseigner, mettre au courant, tenir informé, avertir, et plus familièrement tuyauter, briefer ou rencarder.

Combien existe-t-il d'expressions avec le mot nez en français ?

Les dictionnaires en recensent plusieurs dizaines, sans compter les variantes régionales et argotiques. Nous en avons retenu 35 dans cet article, en ajoutant les expressions sur l'odorat et le parfum, ce qui en fait l'une des parties du corps les plus productives de la langue, avec la main, l'œil et le cœur.

Pourquoi appelle-t-on un parfumeur un nez ?

Par métonymie : l'odorat est l'outil de travail du parfumeur-créateur, qui doit reconnaître et mémoriser des milliers de matières premières. Le terme s'est imposé au XXe siècle. On compte une centaine de nez en France et quelques centaines dans le monde.

Quels jeux de mots peut-on faire avec le mot nez ?

Le jeu de mot avec nez le plus courant joue sur l'homophonie entre nez et né : « né pour sentir », « un nez qui a du nez ». Les parfumeurs aiment aussi « à vue de nez », « avoir du nez » et « se mettre au parfum », qui prennent un double sens quand on parle de fragrances. Cyrano de Bergerac reste la référence des calembours sur le nez, avec sa tirade en vingt variations.

À retenir
  • Le français compte plusieurs dizaines d'expressions avec le mot nez ; nous en avons expliqué 35, sens, origine et exemple compris.
  • Elles se rangent en six familles : flair, curiosité, moquerie, colère, coups du sort, odorat et parfum.
  • Les plus anciennes remontent au Moyen Âge (ça lui pend au nez) et au XVe siècle (tirer les vers du nez) ; les plus récentes viennent de l'argot du XXe siècle (être au parfum, ça cocotte, les doigts dans le nez).
  • Mettre au parfum signifie informer ; ça cocotte signifie que l'on sent trop fort un parfum de mauvaise qualité.
  • Le parfumeur s'appelle un nez parce que son odorat est son outil : on en compte une centaine en France et quelques centaines dans le monde.
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