Histoire du Parfum : le Moyen-Âge

Parfum au Moyen-Âge : découvrez comment les aromates et autres senteurs étaient utilisées à l'époque médiévale...

Le parfum au Moyen Âge n'a pas disparu, il a changé de métier. Entre la chute de Rome et la Renaissance, il quitte la table de toilette pour entrer dans la pharmacie, avant de revenir par les épices d'Orient, les pommes d'ambre et les premières eaux à l'alcool. Chez Carrément Belle, nous reprenons cette histoire du parfum là où notre voyage dans l'Antiquité l'avait laissée. Voici ce que l'on sentait vraiment entre le Ve et le XVe siècle, et pourquoi l'époque médiévale sent bien meilleur que sa réputation.

À quoi ressemblait le parfum au Moyen Âge ?

En bref

Le parfum au Moyen Âge se porte peu sur la peau et beaucoup dans l'air, le linge et les remèdes. On brûle des résines, on infuse des plantes dans l'eau du bain, on enferme du musc et de l'ambre gris dans des pommes de senteur. À partir du XIIe siècle, la distillation à l'alcool ouvre la voie aux premières eaux parfumées.

Mille ans séparent la chute de l'Empire romain d'Occident de la Renaissance. Sur cette durée, le parfum change trois fois de statut : suspect au haut Moyen Âge, médicinal à partir du XIIe siècle, puis signe de rang social à la fin de la période. Une même époque, trois usages, et des matières qui voyagent de plus en plus loin.

Le parfum au Moyen Âge en bref
Période
Du Ve au XVe siècle, soit environ mille ans
Formes
Fumigations, huiles, eaux aromatiques, sachets, pommes de senteur
Matières phares
Musc, ambre gris, civette, rose, encens, myrrhe, benjoin, épices
Usage dominant
Médical d'abord, ornemental ensuite
Place forte du commerce
Venise, du Xe au XVe siècle
Tournant technique
La distillation à l'alcool, à partir du XIIe siècle

Le parfum au Moyen Âge en six dates

  1. 476Fin de l'Empire romain d'Occident, la parfumerie se réfugie à Byzance.
  2. vers 795Le capitulaire De Villis fixe les plantes des jardins royaux.
  3. 1174Une pomme de senteur est offerte à Frédéric Barberousse.
  4. vers 1268Le Livre des métiers encadre les étuves de Paris.
  5. 1347La peste noire entre en Europe, le parfum devient un remède.
  6. 1370Date traditionnelle de l'eau de la Reine de Hongrie, romarin et alcool.

Pourquoi la parfumerie disparaît-elle presque en Occident ?

En bref

Après le sac de Rome en 410 et la fin de l'Empire d'Occident, les réseaux commerciaux qui apportaient les matières précieuses se défont. L'Église condamne par ailleurs l'usage profane du parfum, associé au luxe romain et aux traditions païennes. Du Ve au XIe siècle, la parfumerie occidentale devient presque inexistante.

En 410, Rome est pillée par les Goths, et l'Empire d'Occident s'effondre quelques décennies plus tard. La débauche de senteurs romaine s'efface du monde occidental pour renaître dans l'Empire byzantin, où les nobles perpétuent un mode de vie gréco-latin et où le parfum garde ses formes les plus raffinées.

En Occident, le recul est net : même les fonctions religieuses et cosmétiques du parfum, très présentes durant l'Antiquité, ne sont plus d'actualité. Le christianisme devient la religion de référence et les hommes d'Église condamnent l'usage profane des senteurs, symbole de mœurs trop légères et de traditions païennes. Les Gaulois ne sont pas de grands amateurs de produits parfumés, mais ils développent de solides connaissances en botanique et en soins pharmaceutiques. C'est par là que le parfum va revenir.

Comment le parfum devient-il un remède ?

En bref

La médecine médiévale attribue les maladies au mauvais air. Une bonne odeur devient donc un soin. Les moines cultivent les « simples » dans les jardins d'abbaye, les apothicaires composent des eaux, des vinaigres et des fumigations. Pharmacie et parfumerie ne font alors qu'un seul métier.

Le parfum n'est plus un atout pour séduire, il s'utilise pour ses vertus médicinales. Ce sont les moines qui font pousser dans les jardins des abbayes les plantes aromatiques appelées « simples », par opposition aux remèdes complexes : la lavande, le romarin, la sauge. Vers 795, le capitulaire De Villis énumère déjà les plantes à cultiver dans les domaines royaux, et au XIIe siècle Hildegarde de Bingen consacre à leurs vertus une partie de son ouvrage médical, la Physica.

On pensait alors que les mauvaises odeurs étaient vectrices de maladies et qu'elles entraient dans le corps par la respiration. Cette théorie, dite des miasmes, explique tout le reste : si l'odeur rend malade, la bonne odeur guérit.

La démonstration arrive en 1347, quand un bateau génois revenant de la mer Noire rapporte la peste noire dans ses cales. L'épidémie emporte entre un quart et un tiers de la population européenne et installe durablement la fonction thérapeutique du parfum. Médecins et apothicaires composent des préparations antipestilentielles : vinaigres aromatiques au romarin, à l'absinthe, à la menthe et au camphre, dont la recette la plus célèbre, dite du vinaigre des quatre voleurs, sera popularisée bien plus tard lors des épidémies modernes. Le peuple s'en remet aux inhalations, aux fumigations et aux aspersions, et l'on brûle laurier et romarin dans les maisons pour purifier l'air. Nous détaillons cette pharmacie odorante dans notre article sur les remèdes parfumés.

Une idée reçue à écarter au passage : le masque à bec des médecins de peste, bourré de plantes odorantes, n'appartient pas au Moyen Âge. Il apparaît au XVIIe siècle, bien après la peste de 1347.

Se lavait-on vraiment au Moyen Âge ?

En bref

Oui, et bien plus qu'on ne le croit. Les villes comptent de nombreuses étuves publiques, les banquets proposent des coupelles d'eau parfumée, les plus fortunées glissent des sachets odorants dans leur linge. C'est la peur des épidémies, au XIVe siècle, qui fera fermer les bains et naître la réputation d'un Moyen Âge sale.

Contrairement aux idées reçues, la propreté et donc le parfum deviennent des préoccupations importantes. Lors des grands banquets, on propose aux convives des coupelles d'eau parfumée pour se nettoyer les mains, puisque l'on mange avec ses doigts. Les dames les plus fortunées apprécient déjà les parfums à la lavande et à la fleur d'oranger : elles dissimulent des fleurs sous leurs jupons et glissent des coussines, ces petits sachets de parfum en poudre, dans leur linge.

Le bain

Le bain se pratique à domicile chez les aristocrates, dans de grandes cuves de métal, de pierre ou de bois, recouvertes d'un drap et dans lesquelles on fait infuser des aromates. Le peuple, lui, se rend dans les étuves publiques, qui proposent des bains chauds et aromatisés pour une somme modique. Véritable lieu d'échange, hommes et femmes s'y mélangent, et des lits à baldaquin permettent même de prolonger le moment en charmante compagnie. Vers 1268, le Livre des métiers d'Étienne Boileau, prévôt de Paris, consacre aux étuveurs leurs propres statuts : le bain est une profession encadrée comme les autres.

Seignor, quar vous alez baingnier et estuver sans deslaier, li baing sont chaut, c'est sans mentir.

Guillaume de la Villeneuve, Les Crieries de Paris, XIIIe siècle

Le crieur des rues de Paris annonce ainsi que les bains sont chauds. Difficile d'imaginer publicité plus claire pour une ville que l'on dit crasseuse.

Le parfum au Moyen Âge : culture des plantes aromatiques, pomme de senteur portée par un noble et bains publics
Les étuves

Le parfum médiéval tient à trois gestes que résume l'illustration de l'article : la culture des plantes aromatiques dans les jardins, la pomme de senteur portée par les plus aisés, et les bains publics, lieux de rencontre hauts en couleur.

Dans les villes, l'étuve joue le rôle d'un salon autant que d'une salle d'eau. On y vient pour se laver, mais aussi pour manger, boire et parler, dans une vapeur chargée d'aromates.

La fin d'un rituel

À partir de 1348, les plus grands médecins de l'époque déconseillent cette pratique, et en particulier les bains chauds, qui ouvriraient les pores et offriraient une porte d'entrée à la maladie. Cette année-là, la faculté de médecine de Paris remet au roi Philippe VI son Compendium de epidemia, un rapport sur l'épidémie qui fera autorité dans toute l'Europe. La pression de l'Église, qui condamnait ces lieux de dépravation, ajoutée aux recommandations médicales, conduira à la fermeture définitive des étuves au début de la Renaissance. La toilette sèche, au linge et aux vinaigres aromatiques, remplacera le bain pour plusieurs siècles.

Croisades, Venise et épices : d'où venaient les senteurs ?

En bref

Les croisades, menées entre 1095 et 1291, et le commerce avec l'Orient rouvrent les routes des matières odorantes. Venise devient du Xe au XVe siècle la plaque tournante européenne du négoce parfumé. Épices, résines, eau de rose et matières animales arrivent par Alexandrie, Damas et Constantinople.

Grâce à sa position au croisement du commerce maritime européen, Venise assure un approvisionnement de plus en plus régulier. Camphre, muscade, poivre, girofle et baumes transitent par cette plateforme commerciale. Des senteurs chaudes et intenses font leur apparition aux côtés des parfums floraux, comme le musc, l'ambre gris, le santal ou la myrrhe.

L'influence décisive est celle du monde arabe. Dès le IXe siècle, le savant Al-Kindi rassemble à Bagdad plus de cent recettes dans son Livre de la chimie du parfum et des distillations. Vers l'an mil, Avicenne perfectionne la distillation à la vapeur et en tire une eau de rose d'une finesse inédite. Cette parfumerie arabe, très en avance sur l'Europe, arrive avec les marchandises : c'est elle qui donnera à l'Occident l'alambic, l'eau de rose et le goût des matières précieuses. Nous racontons cette filiation dans notre article sur l'histoire de l'attar, et l'itinéraire des résines dans celui sur l'origine de l'encens.

Quelles matières parfumées utilisait-on au Moyen Âge ?

En bref

Quatre familles dominent : les matières animales, musc, ambre gris et civette, les résines, encens, myrrhe et benjoin, les fleurs et les eaux distillées, rose et fleur d'oranger, et les épices d'Orient. Les trois premières valent leur poids en or, la dernière parfume autant la table que le corps.

Les matières animales
Provenance
Tibet et Himalaya pour le musc, côtes de l'océan Indien pour l'ambre gris
Usage médiéval
Cœur des pommes de senteur, réputées curatives et aphrodisiaques
Aujourd'hui
Reconstituées par la parfumerie de synthèse, sans prélèvement animal
Les résines
Provenance
Arabie, Somalie, Sumatra, pourtour méditerranéen
Usage médiéval
Fumigations liturgiques et assainissement des lieux clos
Aujourd'hui
Notes de fond des compositions ambrées et orientales
Les fleurs et les eaux
Matières
rose, fleur d'oranger, lavande, jasmin
Provenance
Perse et Syrie pour l'eau de rose, jardins d'abbaye pour la lavande
Usage médiéval
Eaux pour les mains, bains aromatisés, linge parfumé
Aujourd'hui
Piliers des familles florales de la parfumerie moderne
Les épices d'Orient
Matières
poivre, muscade, girofle, cannelle, safran, camphre
Provenance
Inde, Ceylan, îles de la Sonde, via Venise
Usage médiéval
Cuisine, médecine et parfumerie, souvent dans la même préparation
Aujourd'hui
Signature des accords épicés et orientaux, comme dans notre guide du parfum oriental

La pomme de senteur, ancêtre du flacon

En bref

La pomme de senteur, ou pomme d'ambre, est une sphère creuse en or ou en argent que l'on remplit de pâtes odorantes. Portée au cou, à la ceinture ou en bague, elle protège des mauvaises odeurs et affiche la fortune de son propriétaire. C'est le premier objet de parfumerie personnelle de l'Occident médiéval.

En 1174, la tradition rapporte que le roi Baudouin de Jérusalem offre à l'empereur Frédéric Barberousse un petit objet alors méconnu en Europe. À l'intérieur de cette sphère, on insère des préparations aromatiques renforcées par des substances animales réputées thérapeutiques : musc, ambre gris ou civette, liés par des résines. Plébiscitées par l'aristocratie et les bourgeois les plus fortunés, les pommes d'ambre se voient attribuer des vertus curatives mais aussi aphrodisiaques.

L'objet se porte partout, au cou, à la ceinture ou en bague, pour marquer sa position sociale autant que pour éloigner les effluves jugés néfastes. Le parfum du Moyen Âge sort peu à peu de ses fonctions thérapeutiques pour devenir un signe de richesse, et les orfèvres rivalisent d'inventivité, jusqu'aux modèles à quartiers qui abritent une pâte différente par compartiment. Le nom dit tout : pomme pour la forme, ambre pour l'ambre gris qui en compose le cœur. Le mot a d'ailleurs voyagé, l'anglais pomander en vient directement.

L'alcool, le tournant de la parfumerie médiévale

En bref

À partir du XIIe siècle, l'alambic et le serpentin permettent de distiller l'alcool. À Salerne, les apothicaires remplacent peu à peu l'huile, jusque-là support du parfum, par l'esprit-de-vin. Les compositions deviennent plus légères, plus fraîches, et se rapprochent enfin de ce que nous appelons aujourd'hui un parfum.

C'est encore l'influence arabe qui apporte la technique. À Salerne, en Italie, la grande école de médecine expérimente ces appareils et l'on apprend à obtenir de l'éthanol, alors appelé esprit-de-vin ; au XIIIe siècle, le médecin Taddeo Alderotti décrit un serpentin refroidi à l'eau qui améliore nettement le rendement. Cette période marque une étape fondamentale dans l'évolution des techniques de fabrication du parfum.

C'est de cette époque que date l'eau de la Reine de Hongrie, formule d'alcool et de romarin promise à un succès phénoménal. On la frictionne sur tout le corps pour se protéger des infections, et certains vont jusqu'à la boire. La tradition la date de 1370 et l'attribue à Élisabeth de Pologne, reine de Hongrie, mais les historiens rappellent qu'aucune source médiévale connue ne le confirme : l'attribution royale semble surtout avoir servi, bien plus tard, à vendre la recette. Ce qui est certain, c'est qu'elle inaugure la longue lignée des eaux à l'alcool, dont l'eau de Cologne sera l'héritière la plus célèbre.

Comment fabriquait-on une eau de senteur ?

  1. Récolter les simples

    Lavande, romarin, sauge ou roses sont cueillis au jardin de l'abbaye, le matin, avant que la chaleur ne dissipe les essences.

  2. Faire macérer

    Les plantes reposent plusieurs jours dans l'eau ou dans l'esprit-de-vin, le temps que les matières odorantes passent dans le liquide.

  3. Distiller à l'alambic

    La préparation est chauffée doucement : les vapeurs montent dans le chapiteau, puis se condensent dans le serpentin refroidi.

  4. Reposer et conserver

    L'eau aromatique est séparée de sa phase huileuse, mise à reposer quelques semaines, puis rangée en fiole bouchée, loin de la lumière.

Des gantiers-parfumeurs à la Renaissance

À la sortie du Moyen Âge, une autre filière se met en place. Les gantiers, dont la tradition situe en 1190 les premières lettres patentes accordées par Philippe Auguste, prennent l'habitude de masquer l'odeur du cuir tanné par des essences. Le cuir parfumé devient un produit de luxe, et les tanneries de Grasse se convertissent peu à peu à la parfumerie. La corporation des gantiers parfumeurs ne sera officialisée qu'en 1656, mais son métier naît là, à la charnière des deux époques. Nous lui avons consacré un article entier, le parfum dans la peau.

Prochaine étape : la Renaissance

À la fin du Moyen Âge, la peur de l'eau s'installe dans le rituel de la toilette, et la Renaissance verra ces pratiques parfumées se modifier profondément. Les vinaigres aromatiques remplacent le bain chez les classes les plus aisées, tandis que les cours d'Italie et de France font du parfum un art de pouvoir. La suite du voyage se lit dans notre article sur le parfum à la Renaissance.

Ces senteurs médiévales chez Carrément Belle

Épices, résines, ambre et matières chaudes : les accords rapportés d'Orient au Moyen Âge irriguent encore la parfumerie d'aujourd'hui. Chez Carrément Belle, nous les travaillons avec notre parfumeur de Grasse, dans quatre fragrances qui prolongent cette histoire. Chacune existe en eau de parfum et en diffuseur, deux d'entre elles également en extrait de parfum.

Nos fragrances épicées et ambrées
555, eau de parfum encens ambré
555

L'encens ambré de la maison, iris, poivre blanc et agrumes. L'héritier direct des résines brûlées dans les églises médiévales.

goud, eau de parfum boisée à l'oud
goud

Autour de l'oud, bois précieux d'Orient, une composition dense et résineuse, dans la lignée des matières que Venise faisait venir.

Vos questions sur le parfum au Moyen Âge

Utilisait-on vraiment du parfum au Moyen Âge ?

Oui, mais autrement qu'aujourd'hui. Le parfum au Moyen Âge sert d'abord de remède et d'assainissant : fumigations de résines, eaux aromatiques pour les mains, bains infusés d'herbes, sachets glissés dans le linge. L'usage ornemental revient à partir du XIIe siècle, avec les matières rapportées d'Orient.

Comment appelait-on le parfum au Moyen Âge ?

On parlait d'eau de senteur, d'eau aromatique ou d'eau odorante pour les préparations liquides, de pomme de senteur ou de pomme d'ambre pour l'objet que l'on portait sur soi. Le mot « parfum », issu du latin per fumum, à travers la fumée, rappelle l'origine de l'usage : brûler des résines.

Quelles étaient les matières les plus précieuses ?

Le musc, l'ambre gris et la civette, trois matières animales qui valaient alors des fortunes, ainsi que l'encens et la myrrhe. Toutes venaient de très loin, ce qui expliquait leur prix. La parfumerie contemporaine les reconstitue par la synthèse, sans prélèvement animal.

Quand apparaît le premier parfum à base d'alcool ?

La distillation à l'alcool se diffuse en Europe à partir du XIIe siècle, en particulier autour de l'école de médecine de Salerne. L'eau de la Reine de Hongrie, mélange d'alcool et de romarin, est traditionnellement citée comme la première eau parfumée alcoolique d'Occident, même si sa datation de 1370 est discutée par les historiens.

Le parfum servait-il contre la peste ?

C'était la conviction de l'époque. La contagion étant attribuée au mauvais air, les préparations odorantes passaient pour protectrices : vinaigres aromatiques, fumigations de laurier et de romarin, pommes de senteur portées au visage. Sans effet sur la maladie, mais l'usage a durablement lié parfum et santé.

Qu'est-ce qu'une pomme de senteur ?

Une sphère creuse en métal précieux, souvent ajourée, remplie de pâtes odorantes à base d'ambre gris, de musc et de résines. On la portait au cou, à la ceinture ou en bague : c'est l'ancêtre le plus direct du flacon de parfum personnel.

À retenir
  • Du Ve au XIe siècle, la parfumerie occidentale s'efface, condamnée comme héritage païen, et se réfugie à Byzance et dans le monde arabe.
  • Elle revient par la médecine : les jardins d'abbaye, les « simples » et la théorie du mauvais air font du parfum un remède.
  • Les croisades et le commerce vénitien rouvrent les routes des épices, des résines et des matières animales.
  • La pomme de senteur, apparue en Europe au XIIe siècle, est le premier objet de parfumerie personnelle de l'Occident.
  • La distillation à l'alcool, venue du monde arabe, invente au XIIe siècle le parfum tel que nous le connaissons.
Pack Découverte Carrément Belle
Envie de sentir avant de choisir ?

Le Pack Découverte réunit nos eaux de parfum en format échantillon, pour prendre le temps de trouver la fragrance qui vous ressemble. Votre premier Pack est remboursé sous forme de bon d'achat sur la commande suivante.

Le Pack Découverte

21 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *